En septembre 2025, les prix à la consommation augmentent de 0,3%

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En septembre 2025, les prix à la consommation progressent de 0,3% par rapport à août, prolongeant la tendance haussière observée depuis février. Cette évolution est principalement portée par une hausse de 0,9% des prix des produits alimentaires, sous l’effet du renchérissement des pains et céréales, des fruits et des légumes.

En moyenne sur douze mois, l’inflation s’établit à 3,9%, confirmant sa trajectoire baissière et rapprochant le Cameroun du seuil de convergence CEMAC de 3%.

Les produits alimentaires au cœur de la dynamique inflationniste

La hausse de 0,9% des prix alimentaires résulte notamment de l’augmentation des prix :

  • des légumes, à la fois frais en fruits ou racines (tomates, gombos, poivrons) et frais en feuilles (« zoom », « keleng keleng », « okok », « ndolè ») ;
  • des viandes, en particulier le poulet de chair vivant et le poulet local sur pieds ;
  • des huiles et graisses, dont l’huile d’arachide brute, l’huile de palme brute et la pâte d’arachide locale ;
  • des fruits,
  • et des poissons et fruits de mer.

Ces hausses témoignent de tensions persistantes dans l’approvisionnement et les coûts de production.

Une inflation annuelle en net ralentissement

En glissement annuel, l’inflation recule à 2,8% en septembre 2025, après 3,2% en août et 4,4% un an plus tôt (septembre 2024).

Sur douze mois, le taux d’inflation moyen s’établit à 3,9%, soit un repli d’un point par rapport à septembre 2024. Malgré cette amélioration, l’inflation demeure supérieure au seuil communautaire de 3%.

La dynamique inflationniste reste essentiellement portée par deux postes majeurs :

  • les produits alimentaires (+7,0%),
  • les services de transport (+5,1%).

Ces catégories constituent la plus grande part des dépenses des ménages et influencent fortement l’évolution des prix.

Des disparités régionales marquées

L’inflation varie sensiblement selon les régions, allant de 2,4% à Bertoua à 4,9% à Bamenda.

Les hausses les plus modérées s’observent à :

  • Bertoua (2,4%),
  • Garoua (3,2%).

Les progressions les plus fortes concernent :

  • Bamenda (4,9%),
  • Maroua (4,4%),
  • Bafoussam (4,3%),
  • Buea (4,3%).

Ces écarts résultent des différences dans les coûts de transport, la disponibilité des produits et les spécificités locales des chaînes d’approvisionnement.

Inflation sous-jacente et origine des produits

Le taux d’inflation sous-jacent se situe à 2,4%, indiquant que la dynamique inflationniste dépasse les seules variations des prix des produits frais ou de l’énergie. Les produits frais affichent toutefois une forte hausse (+11,5%), tandis que les prix de l’énergie augmentent de 4,4%.

L’inflation demeure majoritairement interne, avec :

  • une hausse de 4,2% des prix des produits locaux,
  • contre 3,0% pour les produits importés.

Cette situation reflète des pressions domestiques liées à la hausse des coûts de production, aux contraintes logistiques et à une demande intérieure toujours soutenue

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