Du 23 juillet au 9 août 2026 à Douala, l’Institut National de la Statistique (INS) a organisé un atelier de formation des formateurs de la Sixième Enquête Camerounaise Auprès des Ménages (ECAM6) avec l’appui du Projet d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA) financé par la Banque Mondiale.
Derrière l’appellation technique d’atelier de formation des formateurs, s’adosse un enjeu majeur : la qualité des données qui, dans quelques mois, permettront de mesurer la pauvreté, les conditions de logement, d’éducation, de santé, d’emploi et d’accès aux services de base de millions de ménages camerounais.
Pendant deux semaines, les formateurs et les encadreurs ont passé en revue les différents outils qui seront utilisés dans le cadre de l’enquête à savoir : les questionnaires ménage, les questionnaires communautaire et d’emploi du temps, le manuel de l’agent enquêteur, ainsi que les procédures de contrôle qualité, en vue d’assurer une collecte de données fiables sur l’ensemble du territoire national. L’objectif visé était de s’assurer de la pertinence des questions, la clarté des concepts et la cohérence entre le questionnaire papier, le manuel et l’application de collecte assistée par tablette (CAPI). In fine, l’atelier a permis de reformuler là où c’était nécessaire et de corriger des incohérences entre le manuel et les contrôles programmés dans CAPI, ainsi que des erreurs de numérotation.

Les sessions ont aussi été rythmées par des simulations d’entretien en jeux de rôles entre agent enquêteur, répondant et superviseur. Des exercices qui ont permis de tester la fluidité des questionnaires et d’affiner les techniques de communication des futurs formateurs. Une session spécifique a porté sur l’intégration des réfugiés, demandeurs d’asile et personnes déplacées de force dans le questionnaire ménage, tandis qu’une autre a traité de la dimension genre. Les questions de biais de collecte, d’attitudes professionnelles attendues des enquêteurs et, la conduite d’entretiens inclusifs ont également été abordés.
Des consultants de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) ont été sollicités à cet effet.
Comme autre temps fort de cet atelier, l’équipe sauvegarde de l’Unité de Gestion du Projet HISWACA, a sensibilisé les formateurs sur quatre modules essentiels : la gestion environnementale, la gestion sociale, la gestion sanitaire et sécuritaire, ainsi que la prévention des Violences Basées sur le Genre (VBG). Une étape clé pour garantir que la collecte des données sur le terrain se déroule dans le respect des populations et des normes de sauvegarde.
Les recommandations retenues à l’issue de l’atelier ont porté sur le renforcement du contrôle qualité pendant la collecte et la diffusion d’un mémento des cas particuliers pour harmoniser l’interprétation des concepts sur le terrain avant le démarrage des formations régionales.
Les prochaines étapes consisteront à intégrer les recommandations formulées dans la finalisation des outils de collecte, avant le lancement des formations régionales des agents enquêteurs puis le démarrage de la collecte de données sur le terrain qui interviendra courant septembre 2026. L’atelier, qui a connu la participation des encadreurs venus des agences régionales de l’INS et des consultants de la Communauté Economique d’Afrique Centrale (CEMAC), se sont déroulés sous la supervision de Madame NGONO Ghislaine, Chef de Département des Statistiques Démographiques, Socio-économiques et Environnementales, assistée du Dr FIONG A BITEGNI Jean Bosco, Coordonnateur Technique de l’ECAM6